Aït Boufoulen

21 avril 2011

Ait Boufoulen

P1050632 photo: Albert Dubois

  Ait Boufoulen est une fraction situant entre deux villes, Bouizakaren et Lakhssas, elle se situe sur l'anti Atlas, adjacente au Sahara marocain. Elle est constituante de 28 douars, plus 17 sous-douars, au total 45 douars.
  La tribu d'Ait Boufoulen est limitée à l'est par Aït Erkha et à l'ouest par Idghazal, au sud par la commune de Tagant, au Nord par la commune rurale de Sidi Hsaïn et de la municipalité de Lakhssas.
  Les frontières qui limitent ces régions et ces communes sont celles laissées par la colonisation française. les habitants ont déposé leurs armes en 1934.


les habitants

  Le nombre d'habitants de cette tribu est de 1050, après avoir été dans les années précédentes 2500 habitants. En 1992 la tribu s'était séparée de Bouizakaren et devenait la commune autonome .
  

les Douars de la tribu

   la plupart des Douars d'Aït Boufoulen bénéficient de l'électricité et de l'eau potable.
cette tribu se subdivise comme ce qui suit:
* Iferd nid Lahoucine avec un groupe de Douars
* Ikcharn et d'autres Douars
* Igouraren et d'autres Douars
* Tafraout nid Samba t d'autres Douars

   la fraction d'Aït Boufoulen a été traversée par la route principale qui la partage presque en deux parties égales.
    a- la première partie est à l'est et se compose de: 
         -   Ikcharn   -   Afa   -   Addar   -   Iferd nid Lahoucine   -   Inirn  
         -   Id Abdallah lhaj   -   ID lachgar à l'ouest d'Ifrd
    b- la deuxième partie est à l'ouest de la route principale et contient les Douars suivants:
         - Id bigdar   -   Id Haimdat ( vide pas d'habitants)   -   Id Belqacem
         - Tassila n tanout   -   ID ch haïb ( vide pas d'habitants)   -   Tourirt 
         -   Ikounachn   -   Irjdalen   -   Idaabd   -   Id Aabail   -   Idaabourn  
         -   Id Hmmou ( vide pas d'habitants)   - Id Boutizzwa   - Id Saïd 
         -   Imdichn   -   Idoublaïd   -   Id Bkkou   -   Id haïtouf ( où habite le fils du Caïd)

L'émigration

  Il y a deux sortes d'émigration l'migration intérieure et l'émigration extérieure
  l'migration intérieure paraissait dans le dépaysement des habitants du Douar vers les autres régions du pays, la plupart des habitants d'Aït Boufoulen quittent leurs tribu originale et implantent:
                                                                  * Rabat ( capitale ) 
                                                      * Sidi yahia Elgharb
                                                                   * Marakech
                                                                  * Casa ( économie )
                                                                * les autres régions du pays.
  Voilà ce qui provoque le dépaysement et le vide des Douars des habitants. Exemple du Douar d' Id Hmmou n'y restent que les poteaux électriques et les écureuils.
   l'électricité et l'eau potable ne viennent que dernièrement après avoir choisi la nouvelle habitation pour y aller et s'y implanter définitivement, surtout dans les villes citées là dessus. les Douars délaissés sont:
                                     - Id Hammou   -  Ikounachn  Id Lhaj   et  Id Saïd ou Ali   ( ces deux
                                     derniers sont des Douars du Pouvoir: Cheikhs,
                                     Mokadems). Maintenant le pouvoir revient à son origine
                                     Aït Haïtouf, dont le cheikh est le neveux du Caïd
                                    Madani.

   l'émigration extérieure:
   les jeunes quittent leur tribu en cherchant à gagner leur vie. Le nombre des jeunes qui ont quitté le pays pour aller travailler en France est de 64 travailleurs. Ces jeunes imitent souvent les européens dans tout : les moeurs, les coutumes et la modernisation, et quand ils sont de retour à leur pays natal, ils pensent à quitter cette région qui est laide à leur avis. Donc, ils pensent à aller ailleurs.
 
Climat de la tribu d'Aït Boufouln

l'été est très chaud à cause d'existence d'Arganier. L'hiver est très froid, car la tribu se situe sur l'Anti-Atlas.
Soufflent sur la tribu trois vents forts et importants :
1- le Chergui selon la langue locale, il souffle du sud-est très chaud en saison d'été, il est très froid en hiver ( sans oublier la bise glaciale).
Auparavant,le chergui souffle pendant trois jours, il emporte autant de poussière sableuse, il provoque des inondations.
Mais ces dernières années, nous constatons le contraire, il nous apporte des maladies contagieuses ( les fissures dans les mains, les lèvres, les talons…)
2- Atrim, est un vent provenant du sud-ouest de la région, c'est le vent qui emporte et conduit les nuages vers l'est du pays, il ne dure que peu de temps pour donner des averses, quelques fois, il donne même des inondations.
3- le vent du nord-est ( Ajakan ), c'est celui qui aide le cultivateur à tirer et à séprer l'orge de la paille.
4- Tabhrit, c'est le vent provenant du nord est. Ce vent irrigue les terres bien organisées auprès des cultivateurs, les digues, les parcelles et le continent. Le pourcentage de l'eau durant une année est de 150°/°
Le manque et la rareté des pluies, sans oublier la sacheresse pousse les habitants à quitter leur région natale et vont à Haha, Tamri, Sidi yahia Elgharb...

les puits

ils n'existent que dernièrement lorsque la nation a creusé un puits à Tifrit dont la profondeur arrive à 22 m et une hauteur de 6m .

l'enseignement

la tribu possède 2 établissements de l'enseignement, la première école construite à Aït Boufoulen c'était une grande salle au Douar d'Ait Haïtouf. c'est un salon très long qui appartient au Cheikh Mohamed Khalifa. actuellement, la tribu ayant 2 centres ou 2 directions :
* Ibn Toumert 1 et 2 écoles satellites
* Ibn Toumert 1 et 2 écoles satellites
l'effectif quelques fois ne dépasse pas deux enfants dans une classe! le nombre de licenciers ne dépasse que 7 personnes dans la tribu.

les grottes

la plupart des grottes sont très rares et étroites. le nombre de grottes dans toute la région des Akhssas( Idghazal, Aït Bouyassine, Aït Ali, Merkht, Id Alaarba) + Aït Boufoulen avant la séparation et à son annexion à Guelmim) est de 60 grottes d'après les spéléologues locaux et étrangers. Revenons à Aït Boufoulen et citons :
* Aghigha n bitbirn ou la grotte des pigeons, l'eau des pluies pénètrent dedans et sortent dans un étang appelé Bizane dans l'oued Agjgal.
dans cette grotte, il y a des stalactites et des stalagmites, mais la plupart ont été cassées auprès des visiteurs adolescents.
la grotte Aghigha ouhna dont la renommée est mauvaise ( un champ de hall trac) où les coupables ont été exécutés. elle est située à l'est de la tribu juste sur les confins séparant la tribu d'Art Boufoulen et Ait Rkha.
les vieillards racontent que tous ceux qui sont exécutés sont de braves hommes et de bonnes célébrités honorables, et devant les membres de leur famille.
ces derniers coupent la corde aux coupables suspendus, Après la coupure de la corde, le corps chutte dans les profondeurs de la grotte, les cadavres sont alors suivis de cailloux, du feu et de cris. le verdict était toujours selon le plein gré du Caïd Elmadani qui a gouverné à partir de 1912 à 1934.
* Ifri N bihi
*Ifri N Aïcha-Salah qui est déstinguée des autres car ses parois sont magnétiques
*Il y a aussi d'autres grottes mais elles sont très étroites et petites .

 

Ecrit par:

Mohamed Boufous

Posté par hbiav à 13:24 - Commentaires [4] - Permalien [#]